Espace Carnot – Syndicat de l’Énergie des Côtes d’Armor – SAINT-BRIEUC (22)
Localisation : 22 - Saint-Brieuc
Surface : 3553 SUm2
Coût : 8 133 000€ HT
Statut : Concours
Maître d'ouvrage : Syndicat Départemental d'Énergie des Côtes d'Armor
Equipe : Mabire Reich Architectes
OTE : BET Généraliste
OTELIO : Bureau d'Etude Environnement
Sillage : perspectiviste
La bâtiment actuel du SDE22 donne à voir un ensemble constitué par additions successives. Au bâtiment des années 60 a été ajoutée une extension construite en 1998, elle-même prolongée par un ajout de 2008. Située à mi-niveau, et donc non conforme aux besoins actuels d’accessibilité, l’entrée d’origine, située au droit du boulevard Carnot, n’est plus active et a été remplacée par une entrée en coeur d’îlot, peu lisible et commune aux véhicules et aux piétons sous la forme d’un porche peu amène. Une fois passé ce dernier, les piétons doivent emprunter un paysage essentiellement dédié à la voiture.
Il en résulte que le Syndicat de l’Énergie des Côtes d’Armor n’est pas lisible depuis l’espace public et offre un parcours d’accès à la fois peu lisible et sans qualités.
En termes d’usages, le bâtiment actuel ne correspond pas aux besoins actuels par son fonctionnement et de fait aux fonctionnement futurs qui prévoit une augmentation significative des effectifs.
Le projet est pensé comme un jeu de parcours qui relie les différents espaces, les différentes entités programmatiques du SDE 22. La notion de parcours implique de penser le corps en mouvement dans l’espace et de réfléchir aux perspectives que la configuration des lieux lui propose. On parle ici de cadrages, du jeu de la lumière qui anime les parois, de la matière que l’on voit et que l’on frôle, de la présence du végétal.
Cette mise en scène est à l’oeuvre dès le hall d’entrée et met en relations les circulations, les lieux singuliers du programme et les étages de bureaux.
Les tonalités et matières retenues s’inscrivent dans le paysage de Saint-Brieuc: la pierre et le bois et l’ardoise. A partir de ce principe général, nous avons décliné une écriture des façades à la fois expressive et claire, qui participe de l’identité et de la lisibilité du bâtiment.
Le soubassement de granit, mélange d’ocre et de gris apporte une vibration et une chaleur autant qu’une solidité et pérennité au contact de l’espace public. Les étages déclinent quant à eux l’utilisation du bois en deux formats: celui du tavaillon, qui rappelle celui de l’ardoise, marqueur de l’architecture briochine et de ses réinterprétations modernes et contemporaines, mais en version bio-sourcée. Enfin, l’ardoise naturelle est présente sous la forme du réemploi de la couverture de la maison existante qui abrite maintenant l’atelier et le local poubelles situées au coeur de l’îlot. Ce dernier est paré de bois et est animé par le jeu des coursives et escaliers qui permettent de résoudre la question de l’évacuation des bureaux, mais procure également des prolongements extérieurs pour la majeure partie des bureaux.